Manon Fargetton n’aime pas les biographies. Elle s’y sent à l’étroit. Ce que l’on sait d’elle : elle est née en 1987, a grandi à Saint-Malo et vit à Paris. Elle publie son premier roman à dix-huit ans, enchaîne avec une vingtaine de livres et de nombreux prix littéraires.
Aujourd’hui romancière à plein temps, elle a exercé durant dix ans le métier de régisseuse lumière au théâtre. Elle aime la musique, la mer, le surf, les coquelicots, les chaussettes colorées, lire dans son lit l’hiver, lire dans son hamac l’été, voyager seule, rencontrer des compagnons en chemin, revenir, et aborder, lorsqu’elle écrit, des univers chaque fois différents. Le très grand câlin est son premier album.
Sur les traces d’un père emmuré dans le silence, Maxine, une jeune vidéaste, remonte le cours du temps sur une île écossaise. Son enquête, menée grâce à une trentaine de polaroids, ultimes indices de cette histoire secrète, fait resurgir une transmission avortée, dont elle comprend qu’elle est la dépositaire.
Le père de Maxine, un violoncelliste de renommée mondiale, vient de faire un AVC. Il ne pourra plus vivre dans sa cabane, posée au bord d’une dune qui menace de s’écrouler. Une maison que Maxine, sa fille, doit vider d’une vie entière. Son instrument, ses disques, des galets ramassés sur les plages, des photos. Parmi celles-ci, de mystérieux polaroids, qu’il reçoit depuis trente-cinq ans. Et pour déchiffrer ces clichés, qui lui parlent sans qu’elle comprenne pourquoi, Maxine entreprend un voyage en Écosse, où une petite île affiche fièrement les plaies de son passé industriel. Sur la piste de la photographe (des indices lui ont permis d’identifier une femme), en fouillant cette terre et les mémoires de ceux qui y vivent, elle découvre l’histoire d’un adolescent de dix-sept ans, débarqué là-bas pour se couper du monde. Un adolescent devenu ce père lointain qu’elle cherche à connaître enfin. Et de cette île, dont elle porte les traces dans sa chair, elle repartira avec des réponses qu’elle n’attendait pas.
« J’écoute tes questions muettes, ces photos dans ton sac, ce trou dans ton histoire – dans ton histoire, vraiment ? Qu’est-ce qui t’appartient de ceux qui t’ont précédée ? Alors d’accord, je vais te raconter. »
Jours de présence : Vendredi, samedi et dimanche.
Crédit photo : Philippe Matsas
- Fonction/Mandat : Autrice
