Franz-Olivier Giesbert est né en 1949, à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, d’un père américain et d’une mère française. Il arrive en France à l’âge de trois ans. Après avoir collaboré à la page littéraire de Paris-Normandie, il entre au Nouvel Observateur en 1971. Successivement journaliste politique, grand reporter, correspondant à Washington, chef du service politique, il devient directeur de la rédaction de l’hebdomadaire à partir de 1985. En 1988, il est nommé directeur de la rédaction du Figaro. En 2000, il devient directeur du Point, fonction qu’il quitte en mars 2014 mais reste éditorialiste et conseiller de la rédaction du magazine. De 2017 à 2021, il a été directeur éditorial de La Provence.
Il a publié plusieurs romans et obtenu le Grand prix du roman de l’Académie pour L’Affreux (1992), le Prix Interallié (1995) pour La Souille, etc et des biographies : François Mitterrand ou la tentation de l’Histoire (Prix aujourd’hui en 1977). Chirac, une vie.

Si l’on est en droit de penser qu’elle ne le sera jamais, le communisme lui étant totalement antinomique, j’explore, sur un ton moqueur tous les signes qui vont dans le sens de sa collectivisation progressive, alors que notre pays se croit libéral et menacé par… l’ultra-libéralisme ! Un comble…
D’abord, bien sûr, il y a le niveau considérable des dépenses publiques (57 % de la richesse nationale, un record mondial). Ensuite, l’agonie de la valeur travail. Puis, l’économie et l’écologie punitives qui ont fabriqué des montagnes de réglementations.
Sans oublier, détails croquignolets à l’appui, la suradministration : la domination de la société par les fonctionnaires bien plus nombreux qu’ailleurs, dont les « élites » sont très bien payées, contrairement à la légende.
Ajoutons enfin un assistanat sans limites, un laisser-aller général, une tentation de la table rase dont il faut chercher les racines dans la Révolution française. »
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