Né en 1990, Florent Oiseau a été pompiste, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier en usine de pain de mie… Il est l’auteur de cinq romans parus chez Allary Editions, notamment Je vais m’y mettre (2016, prix Saint-Maur en poche), Les Magnolias (!naliste du prix Orange 2020) et Tout ce qui manque (prix Vleel 2023). Il vit à Paris.

Un père alcoolique au chômage est choisi pour jouer une fée dans le spectacle de fin d’année de sa fille : l’opportunité idéale pour trouver, enfin, le rôle de sa vie ?
« Le dilemme c’est le même pour tout le monde, occuper une place ou en convoiter une autre, laisser une légende ou un souffle, ne rien dire ou mentir, enfouir ou garder, on se raconte des histoires, elles nous offrent un répit ou un écran de fumée, la possibilité de décider un peu, de tricher sur le scénario. Il y a la réalité et la vie qu’on aurait pu avoir, entre les deux, un courant d’air ou l’univers; et à la fin, globalement, on a fait ce qu’on a pu. »
Alcoolique et heureux de l’être, le narrateur a pour philosophie l’absence d’ambition. Fraîchement licencié, il vit de petits trafics, passe ses soirées dans les bars et ses journées à arpenter le Paris populaire, du cimetière de Charonne à la porte de Bagnolet. Sa gloire, ce sont les deux femmes qu’il aime : son épouse Almeria et leur fille, l’espiègle Lune, dix ans. Mais exaspérées par sa nonchalance, elles s’inquiètent de ses excès qui ressemblent à un lent suicide. Parviendront-elles à le sauver de lui-même ? Hommage à la nuit, à l’ivresse et à l’art de perdre son temps, Ma gloire questionne nos loyautés, nos choix existentiels et le rôle que nous occupons dans le monde. De sa plume poétique et fantasque, Florent Oiseau poursuit son exploration fraternelle des gens de l’ombre, et interroge les histoires que nous nous racontons tous pour survivre.
Jours de présence : Samedi et dimanche (matin).
Crédit photo : Francesca Mantovani