Née à Angers, d’origine italienne par ses grands-parents, Laura Poggioli tombe en amour de la langue russe au lycée. Elle poursuit son apprentissage à l’université en parallèle à ses études à Sciences-Po. Comme une évidence, son premier livre Trois sœurs s’inscrit sur ce territoire-là. À son chevet, les recueils de Anna Akhmatova et Marina Tsvetaeïva, les deux grandes poétesses russes qu’elle aime autant pour leurs vers que pour leurs vies.
Comme Marina Tsvetaeïva, elle fait reposer la sienne sur trois piliers : l’amour, la création, la famille. Agée de 37 ans, elle est mère de trois enfants et vit à Boulogne-Billancourt. Bien-sûr, Emmanuel Carrère est l’un de ses maîtres en écriture, avec, tout particulièrement, Un roman russe et Limonov.

Dans un service d’addictologie, Lara accompagne l’équipe qui soigne des adolescents accros aux écrans. Très vite, leurs failles deviennent le miroir de ses propres addictions et font ressurgir le fantôme d’une relation passée. Après la frénésie de messages et photos échangés jour et nuit, la liaison a basculé dans le cyberharcèlement et menacé de lui faire perdre le contrôle de sa vie. Comme pour les jeunes patients qu’elle côtoie, le piège des écrans s’est refermé sur elle.
Jusqu’où nos addictions contemporaines peuvent-elles nous mener ? Que disent-elles de notre époque ? Une immersion saisissante et juste au cœur de vies tourmentées par le numérique.
Jours de présence : Vendredi.
Crédit photo : Jérôme Bonnet
- Fonction/Mandat : Autrice