La sélection du Prix Ouest 2026

Depuis 1992, le Printemps du Livre de Montaigu décerne chaque année le Prix Ouest à un roman dont l’action se déroule dans le Grand Ouest (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie, Poitou-Charentes) ou à un roman écrit par un auteur originaire de ces régions.

Le jury, présidé par Yves Viollier, est composé d’écrivains, de journalistes et de représentants des partenaires de la manifestation. Le lauréat, qui succèdera à Jeanne Benameur, Victor Jestin, Clara Dupont-Monod, Sorj Chalandon, Michel Le Bris, Gwenaële Robert et Jean-Luc Marty, recevra une dotation de 5 000 € attribuée par Terres de Montaigu et bénéficiera d’une couverture promotionnelle pour son ouvrage.

Le Prix Ouest sera remis lors de la visite officielle du Printemps du Livre de Montaigu qui se déroulera le samedi 9 mai.

Séverine Cressan – Nourrices (Éditions Dalva, 2025) : Passionnée de littérature, Séverine Cressan a suivi des études de lettres modernes avant d’enseigner en France, en Allemagne et en Belgique. Son premier roman, Nourrices, raconte l’histoire d’un village où le lait maternel est vendu et utilisé comme une denrée précieuse. On suit alors Sylvaine qui accueille chez elle « une petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné ainsi qu’un mystérieux carnet racontant son histoire. Elle le recueille et lorsque Gladie, l’enfant de la ville, meurt, elle décide d’échanger les bébés… Séverine Cressan révèle les rouages troublants d’une industrie méconnue et réinvente l’histoire de ces mères invisibles.


Louis Raymond – Loin du Mékong (Calmann-Lévy, 2026) : Louis Raymond est journaliste, spécialiste de l’Asie du Sud- Est. Son premier roman, Loin du Mékong, nous plonge au coeur du Vietnam. Il lie deux personnages par une histoire qui n’a pas pu se transmettre : un jeune français à la recherche de la tombe de sa grand-mère et une jeune Vietnamienne, ayant vécu un siècle plus tôt, fuyant sa belle-famille pour retrouver son mari parti dans une plantation au Cambodge. Entre enquête autobiographique et grande saga familiale, ce roman écrit une page méconnue de l’histoire de l’ex Indochine, en déployant une émouvante réflexion sur le métissage.


Joseph Macé-Scaron – Les remplacés (Presses de la cité, 2026) : Journaliste, consultant et auteur de plusieurs essais et de quatre romans, Joseph Macé-Scaron s’est lancé dans le roman policier en 2022 avec La Falaise aux suicidés (Presses de la Cité), où apparaît pour la première fois son duo d’enquêteurs. Les remplacés déroule l’histoire d’une enquête à la frontière de l’imaginaire. À Lyon, le capitaine Guillaume Lassire et l’archiviste Paule Nirsen suivent la piste de crimes spectaculaires aux mises en scènes macabres. À mesure que l’enquête progresse, Paule a le sentiment de ne pas reconnaître son partenaire. Entre réalisme noire et vertige fantastique, un roman envoûtant, jeu de miroirs troublant sur l’identité, la folie et la part d’ombre que chacun porte en soi.


Michèle Halberstadt – Juste un peu d’amour (Le cherche midi, 2026) : Michèle Halberstadt a été journaliste. Elle est productrice de cinéma, scénariste et écrivain. Juste un peu d’amour, son huitième roman, raconte l’enquête menée par l’autrice pour comprendre l’histoire de Roland et Ella. Sur l’île d’Yeu, Roland, coeur tendre et solitaire, rêve du grand amour. Son miracle s’appellera Ella, brillante étudiante sénégalaise. Avec elle, tout paraît possible. C’est fous amoureux l’un de l’autre, aveuglément confiants en l’avenir, qu’ils vont se marier au Sénégal puis s’installer ensemble sur l’île. Malgré la rudesse de l’endroit, l’hostilité de la famille de Roland, Ella est déterminée à s’intégrer.


Adèle Fugère – Mimi en bois (Éditions Buchet / Chastel, 2026) : Née en 1976, Adèle Fugère est journaliste. Elle écrit aussi, dessine à la main, à la ligne claire ou en détournant les objets. Elle vit à l’Ouest. Elle aime l’absurde, la malice, le bancal, le fil qui dépasse, Bill Murray, l’humour anglais et Dr Feelgood. Avec Mimi en bois, elle aborde le thème du deuil dans une écriture poétique et décalée. Le lecteur est plongé dans la tête de Paulo, treize ans, qui vient de perdre sa grand-mère soudainement. Pour rester hors de l’eau, il “ouate” sa douleur en se focalisant sur son grand-père. Sur celui qui est resté et qui ne l’a pas abandonné. Pour aider son grand-père qui est complètement cassé, Paulo va confectionner une marionnette, la marionnette de Mimi. Mimi en bois, c’est Mimi sans l’être vraiment. C’est une lubie, certes, mais qui va amortir pour un temps la cassure du coeur. Et permettre à Paulo de retrouver son grand-père.


Grégory Nicolas – Un trésor (Éditions Les Escales, 2026) : Après Les fils du pêcheur (Les Escales, 2021) et Mes soeurs, n’aimez pas les marins (Les Escales, 2023), Grégory Nicolas quitte pour la première fois les rivages bretons qui l’ont vu naître pour planter son récit au coeur du vignoble avec Un trésor. Avec ce nouveau roman, il reste fidèle à ce qui irrigue son oeuvre : une attention joyeuse et sensible aux destinées humaines, aux liens familiaux, aux gestes du quotidien pour donner vie à des personnages attachants que l’on ne veut pas quitter. Un trésor c’est l’histoire de Madeleine, cinquante ans, qui change de vie après un mariage usé, pour se lancer dans un pari fou : faire son propre vin. Elle décide de s’installer dans un domaine viticole de la vallée de la Loire. Sa petite-fille, Anaïs, vient l’épauler dans son entreprise. Entre la vieille vigne et les rêves neufs d’Anaïs, l’histoire d’une transmission chaotique et tendre se dessine.

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